Rappel des faits - le 11 septembre 2009, Rahim Jaffer, ex-député d'Edmonton-Strathcona est arrêté par la Police provinciale de l'Ontario, dans le détachement de Caledona. Jaffer est tout d'abord arrêté pour excès de vitesse - 93km/h dans une zone de 50 - mais, très rapidement, les policiers se rendent compte que non seulement Jaffer est en état d'ébriété, mais il est également en possession de cocaïne.
Toutefois, une fois devant le tribunal, la Couronne retire tous les chefs d'accusations contre Jaffer et le remplace par un simple chef de "conduite dangereuse", pour lequel il plaide coupable et paie une amende de 500$. Il fait également un don de 500$ à la recherche contre la fibrose cystique (c'est gentil, mais, le rapport?).
Le tout a évidemment choqué les Canadiens à travers le pays. Et finalement, quand l'attention médiatique sur Rahim Jaffer s'apaise - après tout, on se demandait comment un homme politique de la classe de Jaffer, marié à une ministre du gouvernement Harper, a pu avoir tant de chance (on apprends par après que c'est à un manque de preuves contre l'accusé) - que d'autres allégations lui tombent sur la tête - une supposée histoire de traffic d'influence, la soirée même. Oh, et j'oublais, des prostituées, et plus de cocaïne.
Il semble, en effet, que Rahim Jaffer aurait déclaré à l'époque être capable d'ouvrir les portes du bureau du Premier Ministre à des gens comme Nazim Gillani, à l'éthique douteuse. Les déclarations auraient été faites à une soirée tenue par Gillani, le 11 septembre 2009, une soirée qui, faut-il le souligner, fût fortement arrosée (la facture de 3 200$ en témoigne) et fût également rehaussée par la présence de trois escortes (des prostituées). Alcool, drogues, débauche et bien sûr influence politique pour soutirer des subventions étaient tous de la partie.
Alors non seulement ça serait une histoire classique d'homme politique qui s'en sors avec une tape sur le poignet, alors que le citoyen moyen aurait eu une sentence salée, mais c'est également des allégations très grave, qui, évidemment, ne lui coûteront rien à lui (sauf peut-être la chance de se représenter aux prochaines élections), mais qui risque d'avoir des répercussions sur la carrière de sa femme, la bouillante Helena Guergis.
La question qui est sur toutes les lèvres - est-ce que ces allégations de traffic d'influence au bureau du Premier ministre sont fondées, et si oui, le phénomène est-il vraiment concentré en un ex-député, ou est-il répandu à travers différents lobbies illégaux?
Je lance un concept, chers lecteurs : on se pète un brainstorm collectif. Brainstorm collectif de la semaine, pour notre ami Jaffer - comment se débarrasser d'une odeur de poisson qui nous suit partout où on va?

0 commentaires:
Publier un commentaire